J’ai fini mon livre : 963 pages de manuscrit ! Annexes et bibliographie comprises… Maintenant je coupe et je vous en dis plus dans 1 mois !
J’ai fini mon livre : 963 pages de manuscrit ! Annexes et bibliographie comprises… Maintenant je coupe et je vous en dis plus dans 1 mois !
Je suis tellement absorbée par l’écriture de mon livre que je néglige tout le reste. Et notamment mon miniblog. Je m’en excuse auprès de mes amis internautes qui me reprochent d’avoir disparu de la circulation.
En vérité, je me suis enfermée au couvent tout l’été, tentant de terminer « le portrait de femme » auquel je travaille maintenant depuis près de trois ans. Les problèmes de santé de mes proches m’ont bouleversée et ralentie.
J’en suis toutefois aux trois quarts de l’aventure et m’interroge sur l’opportunité de faire lire à mon éditeur ce que j’ai écrit.
J’hésite. Rendre un travail qui n’est pas abouti m’a toujours semblé une erreur.
Pour ma part, je n’ai jamais donné un manuscrit qui n’était pas achevé. Je suis très avide de tous les commentaires qui peuvent améliorer mon texte. Mais j’ai besoin d’être allée moi-même jusqu’au bout de l’histoire, afin de pouvoir les écouter. Je dois avoir une vision très claire de ce vers quoi je tends. Et jusqu’à ce que j’ai écrit le mot « fin », je reste dans le processus de création sans savoir vraiment ce que j’ai produit.
Je ne soumets mon livre que quand je l’ai relu et corrigé, quand j’en suis à peu près satisfaite et quand je sens que je ne peux pas aller plus loin.
Pour la première fois, je songe à déroger à cette règle.
Est-ce parce que le personnage qui m’habite, cette femme que j’aime de plus en plus, m’obsède au point de vouloir faire partager tout de suite mon admiration pour elle ?
Ce mois de mars est très studieux. J’avance dans mon roman à petits pas, totalement obsédée par l’histoire que je tente de raconter. Ma vie se résume à de longues journées devant l’ordinateur et des nuits à rêver des paragraphes qu’il faudra réécrire. Miracle toutefois ! Un trou dans mon enquête m’oblige à deux voyages de recherches : l’un à Berlin, l’autre en Italie. J’y rencontre des spécialistes de mon sujet et me plonge dans des archives inexplorées. Ces virées dans « la réalité », fût-elle passée, sont pour moi de grandes bouffées d’air. Je reviens à mon bureau, chargée de documents qui vont nourrir mon imagination. Je n’aime rien tant que ces moments où le rêve et la réalité se confondent, où les traces objectives de mes personnages rejoignent mes hypothèses.
Le mois de janvier 2015 a été si terrible que j’avais complètement abandonné mon malheureux « Mini-Blog ».
Il faut dire que, pour tout le monde, sur tous les fronts, la période n’invitait pas à la joie.
Et dans ces moments-là, j’ai plutôt tendance à me taire.
Pourtant, j’écris.
Je suis même engagée jusqu’au cou dans mon récit sur la Russie, avec le sentiment d’un » nage ou coule » qui, quelque fois, me tétanise.
Tout le mois de janvier a été, de ce côté, dans la ligne du reste : une stagnation sur la banquise, avec la terreur de rester là, de ne pouvoir jamais plus ni reculer ni avancer.
Prise par les glaces, je n’imaginais, je ne voyais plus rien. J’avais comme perdu tous mes personnages.
Comment avais-je pu être assez inconsciente pour prendre le risque de me lancer dans un livre aussi difficile ? Infaisable…
Le doute et la peur, jour et nuit.
Mais, Hourraa, après avoir beaucoup tremblé : c’est reparti !
Voici, en ce mois de novembre, la vidéo qu’a réalisée Pocket avec Web TV Culture à l’occasion de la sortie du livre « 13 à Table ».
Les interventions de tous les auteurs se complètent et la dernière, celle de Bernard Werber, m’a fait beaucoup rire.
L’été et l’automne 2014 ont été pour moi d’un sérieux monacal.
L’enquête qui m’a conduite dans les bibliothèques de Russie, des États Unis, en Angleterre et dans les Pays baltes est terminée. Je vis maintenant enfermée. Et j’écris frénétiquement – du moins je tente d’écrire – mon nouveau livre, obsédée par la crainte de ne jamais parvenir à évoquer les mille mondes qu’ont hantés mes héros.
Je dois dire que j’ai de quoi faire ! L’Europe durant tout le XXe Siècle. Vaste programme et lourde tache. Blague à part, je travaille beaucoup. Dans l’inquiétude.
Je suis par ailleurs très enthousiasmée par la réalisation d’un projet des Éditions Pocket : la sortie cet automne, d’un recueil de nouvelles, publié au profit des Restaurants du Coeur qui fêtent leurs trente ans d’existence.
Le rêve des Éditions Pocket était qu’un livre vendu 5 Euros puisse permettre de financer 3 repas. Treize auteurs se sont mis à la tâche, mais aussi, mais surtout l’ensemble des métiers de l’édition. Les imprimeurs, les distributeurs, la publicité… Une longue chaîne qui, je l’espère, permettra de soutenir et d’aider cette formidable entreprise fondée par Coluche. Elle ne cesse de se battre, de s’agrandir, de s’ouvrir et donc de se heurter à de nouvelles difficultés.
Quand mon éditeur et amie, Valérie Miguel-Kraach, m’avait demandé en février si j’accepterais de participer à ce projet, très honorée, j’avais accepté sans hésitation. Et… sans lui poser de questions. Valérie m’avait donné le nombre de signes, le format, la date de remise du manuscrit. Mais j’avais complètement oublié de lui demander le sujet de ma nouvelle. Et là, ouille, ouille : vague problème. Un repas. La préparation d’un repas ? Je suis absolument nulle en cuisine, d’une maladresse légendaire, et la préparation d’ « un repas » a toujours été pour moi une source de terreur. En tout cas rarement, une source d’inspiration.
Mais là, comme ailleurs, les choses ne tournent jamais comme on le pense…
Quoi qu’il en soit, voici la couverture du livre qui sera en librairie le 6 novembre.

En essayant d’écrire ET de prendre l’air.
Une machine digne des frères Lumière : l’ordinateur « en chambre noire ».
…Pari perdu, car côté lumière, on ne voit rien sur mon écran.
Impossible de vaincre le soleil !
Le 9 avril, à Rennes, j’ai vécu une expérience inouïe en partageant la vie des journalistes de OUEST FRANCE. Ils m’ont montré toutes les arcanes de ce grand journal. J’ai pu visiter les rotatives et les entrepôts de papier. Je n’imaginais pas l’ampleur et la beauté de tels lieux.
En outre, la rencontre avec les lecteurs qui m’ont interrogée sur Je te vois reine des quatre parties du monde et avec les rédacteurs du journal, qui m’ont sollicitée pour commenter l’actualité, a puissamment excité mon intellect. Comme quoi, Isabel m’aura fait vivre de nouvelles expériences jusqu’au bout !
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3 avril, chez Sotheby’s à Paris
Ouh la la ! La période est intense.
Un superbe tableau d’Artemisia Gentileschi est en vente chez Sotheby’s, dont les directeurs m’ont demandé de faire une conférence dans leurs salons le 3 avril. Un moment pour moi très émouvant.
Au terme de toutes ces années où j’ai écrit six autres livres, j’ai retrouvé – complètement intacte – ma passion pour Artemisia. J’aurais cru que mes sentiments, mon admiration envers elle, se seraient un peu émoussés. Erreur ! En me replongeant dans mes notes pour préparer la conférence, en revivant mon aventure sur ses traces, la force et la beauté de la peinture d’Artemisia ont généré en moi le même enthousiasme.
Je signerai Je te vois reine des quatre parties du monde et tous mes ouvrages au Salon du Livre de la Porte de Versailles sur le stand des Editions Pocket ce dimanche 23 mars entre 15h et 16h. Venez si vous le pouvez après… ou avant d’avoir voté ! Je vous attends !
Fanny Stevenson et le Voleur d’éternité en un seul volume avec deux cahiers photos inédits : les carnets de mes enquêtes.